Je vous écrit du tuk tuk qui nous ramène dans le centre de Phnom Penh…
Souvent, presque toujours, j’écris à chaud pour pouvoir vous transférer au mieux les émotions dont nous sommes emprunts.
Depuis notre arrivée nous allons chaque dimanche après midi sur les bidonvilles qui se trouvent à une 15aine de kilomètres du centre ville.
Sur ces terrains où se sont installées des familles complètes, des chiffonniers qui sont ainsi au plus près des décharges…
Dans des maisons de tolles, des habitations faites de bois et de bâches et pour les plus chanceux dans des chambres en dur bâtis par une ONG
Ici les petits font des déchets leur terrain de jeux, les parents travaillent au cœur des décharges et les vieux attendent… Attendent en s’occupant des plus jeunes, en lavant les déchets rapportés par leurs enfants… En triant le plastique du carton…
C’est ici que depuis bientôt 10 ans nous venons régulièrement distribuer du riz, des œufs et des nouilles…
C’est ici que nous apportons une goutte d’eau qui leur permet de sourire un peu plus et de sûrement améliorer un peu leur quotidien.
Aujourd’hui certains portait les vêtements que nous avons distribués dimanche dernier… D’autres ont reçus à l’instant vos peluches…
Certains étaient pudiques, en retrait, d’autres étaient plus expressifs, impatients…
C’est sur ces bidonvilles que grâce à vous AMUR distribue environ 12 000 repas par missions au Cambodge.
Je vous écrit du tuktuk qui nous ramène en ville… Avec leurs regards en mémoire. Leurs mains tendues vers nous, et avec la reconnaissance infinie que nous avons pour vous de nous aider à accomplir chaque année depuis bientôt 10 ans tout ce travail.






